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Bilan de la grève du 26 janvier 2021
Publié; le 29 janvier 2021 | SNUDI-FO 44

 

Grève dans l’éducation nationale :« Il y a une vraie colère qui monte »

C’est le journal « le monde » qui l’écrit !
- lien

Extraits :  « Les grévistes seront rejoints par des lycéens et étudiants. Ils regrettent que le Grenelle promis par le ministre de l’éducation « ne soit pas satisfaisant ». …[ lire ci-dessous – pour FO ce Grenelle n’est pas insatisfaisant, il est inacceptable] « Avant un possible reconfinement, les personnels de l’éducation nationale, rejoints par les infirmières scolaires, mais aussi les lycéens et les étudiants, ont été appelés à faire grève et se mobiliser partout en France, mardi 26 janvier, pour faire entendre leur voix. A l’appel d’une intersyndicale composée notamment de la Fédération syndicale unitaire (FSU), de la Confédération générale du travail (CGT) et de Force ouvrière (FO), des défilés se tenaient à Paris et dans plusieurs autres villes. … Pour ce nouvel appel à la mobilisation, plus d’un tiers des enseignants étaient mobilisés, selon les syndicats, contre autour de 11 % selon le ministère de l’éducation … »

Pour FO, cette colère est provoquée par les incohérences du gouvernement et les réformes en cours qui accélèrent la dégradation de l’école publique.

Cette colère doit s’amplifier ET SURTOUT S’ORGANISER afin de le faire reculer !

 - L’une des causes de la colère des enseignants est l’allocution télévisée du 14 janvier où Blanquer n’a pas dit un mot sur la question des recrutements statutaires rendus nécessaires par la situation actuelle dans les écoles.  Les élèves peuvent continuer à s’entasser dans des classes surchargées, les remplaçants et enseignants spécialisés peuvent continuer à manquer… le ministre s’en moque ! 

=> ci-dessous le courrier intersyndical concernant l’utilisation des CPC et membres des RASED comme TR dans les classes pour remplacer les collègues absents  

IDEM par rapport à l’organisation du couvre-feu

=> ci-dessous la lettre intersyndicale demandant une attestation professionnelle de déplacement ... restée lettre morte  

Pire, le Ministre nous prépare une rentrée 2021 inacceptable : avec le dédoublement des classes de grande section en éducation prioritaire, avec l’augmentation – même minime – des décharges de direction, les 2489 postes créés ne constituent qu’une dotation positive en trompe-l’œil ! 

Dans les faits, c’est une avalanche de fermetures de classes qui se prépare !   D’ailleurs, les IA-DASEN et recteurs indiquent que le dispositif visant à ne fermer aucune classe sans l’accord du maire dans les communes de moins de 5.000 habitants ne sera pas reconduit cette année, ce qui ne peut préparer qu’une saignée dans les écoles rurales !    Quant aux autres annonces du ministre, elles ne font que confirmer que celui-ci se moque du monde ! 

Il s’agirait désormais que les élèves de différentes classes ne soient plus brassés à la cantine, alors que ce brassage ne pose aucun problème au ministre lorsque des élèves d’une classe dont l’enseignant absent n’est pas remplacé doivent être accueillis dans une autre classe ! Comprenne qui pourra !

Absurdiland vous disait-on...

Ce non-brassage des élèves à la cantine ne peut qu’engendrer un nouveau casse-tête pour des personnels déjà au bord de la rupture ! 

Quant au dépistage des personnels organisé par le ministre (dépistage qu’il trouvait parfaitement inutile quelques mois plus tôt), chacun comprend qu’il s’agit là d’une belle opération de com’ et non d’une volonté d’organiser la protection des personnels ! 

- Une autre raison de la colère des enseignants est l’avalanche de réformes prévues dans le cadre du Grenelle*.

Face au refus du ministre d’opérer immédiatement les recrutements statutaires nécessaires, face à la rentrée catastrophique qu’il prépare, face à l’augmentation de la contractualisation et de la précarisation dans les écoles, face aux ordres et contrordres incessants, aux protocoles inapplicables et à la gestion désordonnée de la crise sanitaire, les enseignants mobilisés font valoir leur colère et leurs revendications : 

 
- Créations des postes statutaires nécessaires pour répondre à tous les besoins, ainsi qu’ouverture des listes complémentaires 
- Arrêt immédiat des suppressions d’emplois 
- Revalorisation indiciaire substantielle et immédiate pour tous les personnels 
- Rattrapage intégral (20%) des pertes salariales subies depuis 2000, avec la revalorisation de la valeur du point d’indice 
- Titularisation des précaires dans le cadre de la Fonction publique de l’État 
- Un vrai statut, un vrai salaire pour tou.te.s les AESH 
- Abandon du Grenelle de Blanquer  

* Pour le Snudi FO 44 le Grenelle n’est pas insatisfaisant, il est inacceptable 
- L’enseignement est mis à mal dans un grand projet d’ubérisation de l’école de la république.

Les contractuels AED (assistant d’Education) et AESH (accompagnant les élèves en situation de handicap) sont les premiers maltraités du système. Ils sont fragilisés à cause de la précarité de leurs contrats. Ils sont sous-payés, peu ou mal formés, corvéables et jetables à merci.

Les étudiants, futurs PES, seront les seconds à être précarisés et eux aussi corvéables et jetables à merci !

Et bientôt, ce sera le tour de tous les collègues plus anciens, soumis à l’accompagnement PPCR comme outil de flicage permanent ! 

=>« Création d’un statut fonctionnel pour les directeurs d’école [et les associer] à l’évaluation dans le PPCR avec l’IEN »  

- L’Éducation Nationale est désormais administrée comme une entreprise privée, avec comme seule boussole la gestion financière. Le manque de remplaçants et les risques de fermetures de postes pour financer les divers dispositifs, montrent que le gouvernement préfère la précarité à la sécurité des personnels. 

 La rémunération des chefs d’établissement « au mérite » :

=>« il importe aussi de revoir le mode de rémunération des chefs d’établissement, aujourd’hui fondé sur la taille des établissements, pour permettre à des dynamiques collectives de se développer et de s’enraciner autour du Projet d’autonomie et de réussite. »  

- Le statut des enseignants est en train d’être remis en cause

Ce sont nos statuts qui protègent et garantissent la neutralité et donc la sérénité de l’exercice de la mission de service public des enseignants. Ce qui s’annonce ne fera qu’augmenter les souffrances au travail des enseignants qui ne pourront plus assurer un enseignement de qualité. Par ailleurs cela viendra dégrader la qualité de l’accueil et de l’apprentissage des élèves et générera davantage d’inégalités entre les élèves. Pressions quotidiennes, augmentation de la charge administrative inutile et parfois absurde, des responsables hiérarchiques hors-sol…    Ce Grenelle confirme donc le mépris total du métier de l’enseignant. La maigre augmentation prévue par le ministre Blanquer ne saura compenser les attaques graves à venir. Elle ne concernera que 30% des personnels et il n’y a rien de prévu pour les AESH qui font un métier indispensable au bon fonctionnement des écoles. N’oublions pas que bien des AESH vivent sous le seuil de pauvreté (700 euros mensuels nets en moyenne) !   Dans le même temps, nous apprenons que le Ministre Blanquer vient d’amputer de 212 millions d’euros le budget de l’Education, comme il l’avait déjà fait en 2018, tout en supprimant des postes, et en augmentant les hauts cadres de l’Education Nationale (parfois de 800 euros mensuels pour des cadres du ministère, soit plus que le salaire mensuel d’un AESH). 

cale






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