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1969, 2012 : Le double NON de la CGT-FO
Publié; le 10 octobre 2012, mis à jour le 11 octobre 2012 | SNUDI-FO 44

1969

 

Le pouvoir gaulliste affaibli par la grève générale de mai 1968, tente par la voie référendaire l’intégration des organisations syndicales.

Notre confédération, continuatrice de la « vieille » CGT, celle de la Charte d’Amiens de 1906 prend position pour le NON.

Comme en 1940, la CGT-FO refuse d’être l’auxiliaire de la destruction des syndicats.

Alexandre Hébert résume ainsi les enjeux :

« Notre congrès confédéral s’est prononcé sans ambiguïté : il appelle à répondre NON au référendum du général.

Nous allons donc aller à la bataille du référendum ( … ) la bataille du NON qu’il faut gagner à tout prix !

Cette bataille, nous allons la mener sur notre terrain, le terrain syndical.

Le 27 avril, les militants adhérents et sympathisants FO ont le devoir de répondre NON à des projets qui remettent en cause l’indépendance, c’est-à-dire l’existence même des organisations syndicales.

Notre congrès confédéral l’a parfaitement compris, qui affirme dans la résolution générale :

Pour ce qui est de l’engagement du syndicalisme dans les responsabilités nationales le congrès estime qu’il doit s’arrêter aux frontières du pouvoir législatif et réaffirme qu’en aucun cas, les organisations FO ne sauraient participer à des organismes de type corporatiste.

Notre refus de participer à l’ordre corporatiste va bien au-delà de la péripétie référendaire.

En ce qui concerne la CGT-FO, quelle que soit la conjoncture, il ne saurait être question de participer à une nouvelle Charte du travail.

N’en déplaise à l’Humanité, aux « commissions ouvrières » de Franco, nous continuons à préférer nos syndicats.

Sur de tels problèmes, il était bon, il était sain que nous nous retrouvions unanimes.

Le passé est le passé ; il n’est au pouvoir de personne de refaire l’histoire. Par contre, l’avenir reste ouvert et chacun devra prendre ses responsabilités. En ce qui concerne les militants Force Ouvrière, les choses sont claires : quoiqu’il arrive, ils ne seront ni les conseillers ni les sénateurs de l’ordre corporatiste ».  

2012

43 ans plus tard, le vieux projet corporatiste du maréchal, puis du général est repris dans des conditions nouvelles par l’Union européenne et ses gouvernements subsidiaires de « droite » comme de « gauche ».

Des 70 députés qui ont voté NON au TSCG, seulement. 34 ont finalement voté contre le projet de loi mettant en œuvre la règle d’or. 490 ont aussi avalisé l’installation d’ « haut conseil de surveillance » des finances publiques. »

Notre confédération qui avait clairement indiqué qu’elle appellerait a voté NON en cas de référendum proclame : « NON à l’escalade dans l’austérité budgétaire ! 

La CGT-FO s’oppose à ces textes qui portent atteinte aux droits des travailleurs, à la République et à la démocratie. D’essence totalitaire, le TSCG n’est ni amendable ni compensable. Il doit être rejeté » (Résolution adoptée par le Comité national de la CGT-FO ; octobre 2012.)

La résistance est d’ores et déjà engagée.

Ce qui reste de démocratie est menacé. Et ce ne sont pas les incantations à l’établissement « d’un pacte social européen » qui résoudront positivement les problèmes auxquels sont confrontés les salariés. Bien au contraire.

Le 14 novembre, en Espagne et au Portugal les travailleurs manifesteront une nouvelle fois leur rejet de l’UE et de sa politique d’austérité.

En Grèce, ce sont des dizaines de milliers de manifestants qui ont « accueilli » comme il se doit l’envoyée spéciale de la troïka.

En France, nos camarades instituteurs FO du 93 appellent à la grève jeudi 11 octobre.

Ils réclament 250 postes statutaires, ce qui, compte tenu des besoins ne constituerait qu’une 1ère mesure d’urgence. Une pétition intersyndicale circule. Du coup, d’autres syndicats appellent aussi à la grève.

Nos camarades expliquent : « tous les personnels sont déjà affectés sur des postes à l’année ; il n’y a plus personne pour effectuer les remplacements des instits absents ». Avec la règle d’or, la poursuite et l’aggravation de la « nouvelle » RGPP, la situation ne pourra qu’empirer.

« Pas question de se laisser faire ! »

Bien sûr, le ministère a tenté d’impliquer FO dans sa « refondation » de l’école.

Pour la Fnec-Fp-FO, il n’est nullement envisageable de se comporter en « co législateur ». Seules, les revendications comptent.

Les instits du 93 ont raison. Seule l’action syndicale indépendante peut permettre de gagner sur les revendications.

JM, le 10 octobre 2012

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