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Grande Bretagne : écoles fermées pour cause de grève
Publié; le 28 mars 2014, mis à jour le 4 avril 2014 | SNUDI-FO 44

France : Peillon veut casser le statut des profs...

En Grande Bretagne comme en France les contre réformes se succèdent à un rythme accéléré. L’école n’est pas épargnée.

Le 26 mars, le syndicat enseignant le NUT (National education of teachers) a appelé à la grève, visiblement bien suivie.

Rien ne va plus.

40 % des enseignants abandonnent leur métier dans les cinq premières années. Le gouvernement qui entend repousser encore l’âge de départ à la retraite à 68 ans a instauré un système de rémunération à la performance combiné avec le gel des salaires, le gel de l’avancement, l’augmentation du temps de travail et des procédures de licenciements accélérées.

La qualification est aussi en cause puisque le ministre M. Gove veut imposer le remplacement des profs absents par d’autres profs de la même discipline ou non. Selon les enquêtes réalisées sur le temps de travail dans le 1er degré, les instits travaillent en moyenne près de 60 heures ; 50 heures en 2010.

« Il faut faire tomber le mur de Berlin entre écoles privées et publiques » a déclaré le ministre.

C’est pourquoi le gouvernement s’attaque aux garanties statutaires que le gouvernement de Tony Blair avait déjà largement écornées.

Comme en France, on utilise les mauvais résultats des tests PISA pour justifier la nécessité d’accorder toujours plus « d’autonomie » aux établissements scolaires.

C’est le gouvernement travailliste qui dès les années 2000 avait favorisé l’ouverture de « free schools » (écoles libres) subventionnées par des fonds publics et alimentées par des sponsors privés à caractère confessionnel ou autres.

Au conseil d’administration, ceux qui paient sont rois. Ils nomment le directeur et avec les « usagers » associés décident de l’orientation pédagogique.

Evidemment, l’enseignant qui n’est pas coulé dans le moule n’a plus qu’à partir et s’inscrire au chômage.

Grande Bretagne et France : programme commun

Comment ne pas constater la similitude des projets en France et Grande Bretagne ? Même le gel de l’avancement a été envisagé par notre gouvernement. Avec le pacte de responsabilité, il faut bien trouver quelque part les milliards « d’économies » mais le gel effectif ne représenterait que 1,2 milliards ; encore 48, 8 petits milliards à dénicher ici et là ! On mesure l’ampleur du désastre qui en résulterait.

Avec la remise en cause du décret de 1950 qui fixe un cadre national aux obligations de service des profs de collèges et lycées, le gouvernement Ayrault-Peillon prétend aussi donner aux conseils d’administration de nouveaux pouvoirs ; territorialisation oblige !*

« Le projet substitue un régime indemnitaire défini localement, présenté au Conseil d’administration aux réductions des maxima de service définis dans un cadre national. Le CA aurait même pouvoir de proposer des décharges de service pour des missions locales ! » (Communiqué FNEC-FP-FO du 27 mars).

Les ministres de « gauche » Peillon et de « droite » Gove n’ont-ils pas fondamentalement le même objectif, soumettre les personnels au bon vouloir des groupes de pression et des financeurs locaux ?

*Au Comité technique paritaire ministériels, CGT-FO, CGT et SUD ont voté contre le projet ministériel. Unsa et CFDT pour, évidemment. La FSU : une partie vote contre et une partie s’abstient.

J M 28-03-2014.

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