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Territorialisation et casse du statut. Le grand chantier du gouvernement Ayrault.
Publié; le 9 septembre 2013 | SNUDI-FO 44

La Cour des comptes avait dès avant l’adoption de la réforme Peillon averti que le gouvernement « pour redresser les résultats des élèves », devrait revoir les procédures d’affectation des personnels. « La cours estime qu’une réforme d’ensemble des modalités de gestion est nécessaire ». (22 mai 2013)

Le rapport rappelait que la loi fixe à l’école « l’obligation de réussite de tous les élèves. »

Les conditions d’affectations seraient donc, on ne sait trop pourquoi, à l’origine des difficultés ; mais en aucune manière les multiples contre réformes, ni même les 80 000 postes statutaires supprimés ces 5 dernières années en application du dogme de « la nécessaire réduction des déficits publics ». La Cours présidée par le « socialiste » Didier Migaud ose même écrire : « Le problème n’est pas celui du nombre d’enseignants ou d’une insuffisance de moyens ». Non, le problème serait que (Les personnels enseignants) « sont choisis informatiquement par l’application d’un barème automatique ». C’est cela qui devrait disparaitre ; le contrôle syndical qui l’accompagne aussi.

Mais il y a loin de la coupe aux lèvres.

Certes, le gouvernement a enclenché un processus de territorialisation qui porte en germes la remise en cause des garanties statutaires mais il n’est pas parvenu, du fait de la résistance des personnels et des élus locaux à mener l’opération à son terme.

Les 1ers éléments qui nous reviennent confirment le bien fondé de la campagne menée clairement par FO pour le retrait de cette nouvelle loi de régression.

-  Ici, des parents découvrent que certaines activités sont payantes.
-  Là les communes se trouvent face à l’impossibilité d’organiser sérieusement l’accueil des élèves à partir de 16 heures.
-  Les personnels enseignants, largement réticents et méfiants dès le départ ont déjà dans les jambes une (presque) semaine sans coupure –moins le lundi- et des réunions en tous genres qui vont se multiplier le mercredi après-midi ou en soirée.

-  Quant aux élèves qui devaient être les principaux bénéficiaires, ils sont toujours accueillis dans des classes aux effectifs bien trop lourds.

Bref, c’est le changement dans la continuité.

Gouvernement, Cours des comptes et « syndicat » subsidiaire à la manœuvre

La Cour poursuit :

« Le métier d’enseignant a connu des évolutions importantes. Depuis 1989, la loi en a pris acte en reconnaissant le caractère global des missions des enseignants, qui va bien au-delà des heures de cours. Mais le ministère de l’éducation nationale n’en a pas tiré les conséquences sur la définition de leur temps de service ». Il est vrai que la loi d’orientation Jospin de 1989 marque le début d’une brutale offensive contre l’enseignement public. C’est en quelque sorte le socle commun à tous les gouvernements, de « droite » comme de « gauche ». On se rappelle aussi que l’ex sous ministre Ségolène Royal avait cru bon revendiquer au cours de sa longue marche presque triomphale vers l’Elysée plus de temps de présence des profs dans les établissements du second et 1er degré. (On peut toujours savourer sur internet ce morceau d’anthologie).

Vous avez aimé la refondation, vous aimerez la grande consultation.

Personne ne devrait être surpris des nouveaux projets Peillon. L’un des syndicats-partenaires, le Se-UNSA a l’obligeance d’en assurer la promotion :

« Des discussions débuteront en septembre 2013 pour s’achever en février 2014. 13 groupes de travail sont prévus ( … ) Le SE-UNSA ne peut qu’approuver la méthode » Le « syndicat » poursuit : « Les métiers ont évolué, les pratiques professionnelles ont changé, il est donc nécessaire d’en tenir compte et d’ajuster les missions aux réalités actuelles ».

Qu’on ne s’y trompe pas : ce sont les enseignants qui réclament : « les attentes sont fortes ». « L’échange et la confrontation sont la condition d’une refondation réussie ». Toute ressemblance avec les considérants de la Cour est évidemment fortuite.

Inutile de s’appesantir sur la CFDT toujours fidèle à l’axe du « syndicalisme » intégré.

Les fameuses mauvaises « mentalités ».

Pour faire accepter les réformes, il faudrait changer les pratiques et les mentalités. La Cours proclame : « Toute autre mission que celle de faire cours est exclue du temps de service, en particulier le travail en équipe et l’accompagnement personnalisé des élèves ». Ici, c’est le secondaire qui est visé. Pourquoi les collèges et lycées devraient-ils échapper aux innovations qui frappent les écoles ?

Mais dans le second degré, les « rénovateurs » savent qu’en plus de la résistance de FO, ils devront composer avec le syndicat SNES-FSU peut-être moins disposé que les camarades du 1er degré à participer, même discrètement, même honteusement, à la grande braderie.

Interview à l’Humanité.

La secrétaire nationale de la FSU, Bernadette Groison a choisi le quotidien du PCF qui a mené campagne pour une loi Peillon amendée à « gauche » comme l’UNSA, (édition du 5-09-2013) pour tenter de démêler une situation bien complexe :

« Il faut concrétiser d’abord, la priorité donnée au primaire ( … ) mais il faut aussi ouvrir le chantier du second degré ». Ce ne sera pas simple ! « Parmi les autres grands chantiers, il y a celui de l’évolution du métier ( … ) nous combattrons tout ce qui sera de l’ordre de l’alourdissement ou encore de l’annualisation du temps de travail ». Nous verrons bien s’il s’agit d’une simple profession de foi sans conséquence, ou si l’action commune des syndicats qui restent des syndicats pourra effectivement s’organiser de façon efficace non pas pour se donner du temps de réflexion mais pour empêcher les nouveaux coups bas en préparation.

Groison poursuit : « On ne veut pas de précipitation ( … ) (il faut) que l’on commence à travailler vite, le tout en associant le personnel ». Comment s’y retrouver ?

Sur la question spécifique des rythmes scolaires, elle déclare : « Il n’est pas sûr que la manière dont ça se passe permette d’atteindre l’objectif d’améliorer la réussite scolaire ».

Ce ne sont pas les contradictions qui manquent.

Loin de toutes ces turpitudes, la Fnec-fp-FO et ses syndicats, guidés par les seules revendications, continueront de tout mettre en œuvre pour faire échouer la politique néfaste de ce gouvernement.

Dans un 1er temps, les personnels enseignants et non enseignants seront en grève le 10 septembre à l’appel de leurs organisations syndicales, CGT-FO, CGT, Solidaire et FSU aux côtés de l’ensemble des salariés pour le retrait de la « réforme » des retraites.

J M

cale






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