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« Refondation » -destruction de l’école publique où en est-on ?
Publié; le 4 juin 2013, mis à jour le 6 juin 2013 | SNUDI-FO 44

Les sénateurs viennent par la grâce du soutien des sénateurs PCF de valider les grandes orientations de la loi Peillon.

Cette loi nous dit-on est dans « l’intérêt des enfants ». Elle viserait à raccourcir la journée des enfants. Mensonge ! La circulaire du 20 mars 2013 autorise l’allongement de la journée ou de la demi-journée au-delà des maxima prévus … Il y a donc d’un côté, la propagande et de l’autre la réalité. Non seulement le temps passé à l’école par les élèves peut être allongé en fonction du Projet éducatif territorial (par l’allongement de la « pause méridienne » ou la fin des activités péri scolaires à 17 heures ou 17 heures 15), mais des journées d’enseignement pourraient conserver la même durée qu’actuellement.

Il ne s’agit donc pas de penser à « l’intérêt des enfants ». D’autres motivations guident les « rénovateurs ».

Substituer à l’école laïque de la République, l’école des territoires et des communautés.

Tous les gouvernements depuis l’avènement de la Vème république, notamment, ont cherché à imposé « l’autonomie des établissements » et leur mise sous tutelle par les élus locaux et les associations.

Quelques points de repère :

1977 : le gouvernement Giscard-Barre crée les comités de parents. Le secrétaire général du syndicat autonome SNI (syndicat national des instituteurs qui syndique 80 % des personnels !) qualifient à juste titre cette offensive de la « plus réactionnaire depuis Vichy ». La capitulation de l’appareil du SNI en 1981, (son alignement complet sur la ligne de la CFDT) entraîne une désyndicalisation massive.

1985 : le gouvernement Mitterrand-Chevènement étend les prérogatives des conseils d’école qui se voient attribuer un droit de regard sur le choix des manuels scolaires, la composition des classes …les enseignants sont dès lors minoritaires au conseil d’école.

1989 : principale loi anti laïque de l’ère Jospin. Le projet d’école est rendu obligatoire. Il faut que l’école publique se structure sur le modèle du privé. L’ordre nouveau à la mode CFDT pointe son nez.

1990 : par la grâce d’un simple décret, Jospin élargit encore les pouvoirs du conseil d’école qui : Vote le règlement intérieur. Etablit le projet d’organisation de la semaine scolaire. Est informé sur l’aide spécialisée aux enfants en difficulté etc

En Loire-Atlantique les délégués départementaux de la FCPE rêvent de pouvoir sanctionner via le conseil d’école les familles dont les enfants posent problème à l’école (violence …) cf : Discussion au sein d’un groupe informel du CDEN 44 ). Certains rêvent tout haut de favoriser ou d’interdire l’arrivée d’un enseignant dans une école. La section du SNI-PEGC 44 qui à l’époque reste sur des bases syndicalistes se heurte de front aux exigences des « usagers » de l’école. (Source : bulletins de la section départementale).

1991 : en même temps que la fermeture des écoles normales d’instituteurs où l’on apprend le métier d’instituteur, (une première fois supprimées par Pétain) le ministre Jospin rend obligatoire la participation des instits aux réunions de conseils d’écoles. Il faut dire que malgré les campagnes des principales tendances de la FEN pro « socialiste » et pro « communiste », la résistance des personnels ne faiblit pas.

1996 : le rapport Fauroux établi à la demande du gouvernement Chirac annonce : « grâce aux conseils d’école les conditions sont réunies pour mettre en place l’autonomie des établissements » : casser le statut et liquider la laïcité. C’est aller un peu vite en besogne.

1997 : Ségolène Royal veut imposer les comités locaux d’éducation ; Le 1er contrat est signé à Nantes. Le Snudi-FO 44 prend ses responsabilités et appelle à la grève pour le retrait du projet royaliste. La résistance des personnels soutenus par la confédération FO, mais aussi la méfiance de la grande majorité des élus, toutes tendances confondues, fait capoter le projet.

1998 : c’est le rapport du recteur Claude Pair qui vise en particulier à soumettre les affectations des personnels au bon vouloir des conseils d’administration. Tous les ministres de « droite » et de « gauche », Lang, Ferry, Fillon, De Robien, Darcos, Chatel ont voulu poursuivre le sale travail du « maître » C Pair. Avec des succès mitigés.

2004 : les nouvelles lois de décentralisation autorisent et incitent aux « expérimentations locales ». Les conseils d’école, les conseils d’administration sont le fer de lance de la déréglementation.

2005 : loi Fillon nous parle de « savoir-faire » et « savoir-être ».L’école publique doit s’adapter à la « crise ». Les « bassins de formations » chers à la CFDT deviennent à la mode. Il faut dire que la lune de miel Fillon-CFDT n’en finit pas. Le « socle commun » est institué et conservé pa la « gauche ».

Depuis au moins 40 ans, tous les gouvernements ont tenté par l’utilisation des conseils d’école et des conseils d’administration de détruire l’école publique laïque.

La Confédération CGT-FO et ses syndicats constitutifs de la FNEC –FP-FO ont largement contribué à mettre en échec le sale travail des corporatistes de « gauche » ou de « droite ».

On ne lâche rien !

En 2013, les « syndicalistes » rassemblés de Snuipp-FSU, de l’UNSA, du Sgen-CFDT ont tout fait pour aggraver le contenu des mesures réactionnaires de la moi Peillon. Ils ont en particulier milité pour que les conseils d’école décident « chaque communauté est souveraine » du fonctionnement, des horaires, des projets locaux dans le cadre de l’école des territoires du ministre Peillon.

Ce n’est évidemment pas une surprise.

Une question mérite donc d’être posée : ce gouvernement qui se heurte à l’hostilité majoritaire des personnels mais aussi des élus politiques locaux continue sa politique comme si de rien n’était. Comment est-ce possible ?

Un comité de suivi d’application de la réforme a été intronisé au plan national. Les béni-oui-oui officiels, CFDT et UNSA ont bien sûr répondu : présents ! Mais surtout, le secrétaire général du Snuipp–FSU qui fait « mine » comme les petits enfants de s’opposer, parfois, dans des limites acceptables y sera aussi. Cette décision de « participer » ne rejoint-elle pas la décision des sénateurs PCF de voter pour la loi Peillon ?

Au plan départemental, madame l’inspectrice d’académie, tenue de jouer le jeu du « dialogue social » réunit aussi ses « partenaires » pour effectuer le tri entre les bons projets et les mauvais projets des conseils d’école.

Evidemment, FO ne participe pas à ce simulacre de « concertation ».

Le Snudi-FO 44 a d’ailleurs convoqué une intersyndicale pour tenter d’amener d’autres organisations à refuser de collaborer à la mise en place de la contre-réforme ; car pour gagner, il faut le rapport de force donc l’unité sur des bases syndicales, revendicatives, claires.

Avec les personnels non enseignants des écoles, ATSEM, animateurs, emplois précaires, FO se contente de défendre en toutes circonstances les revendications. Cela nous suffit : ni projet d’école, ni projet de société ! Seulement les revendications ! …

Au risque de paraître « ringard aux yeux des « modernistes ».

J M

cale






SPIP 2.1.26 [21262] habillé par le Snudi Fo